Résumé de "Siberienne"
Au début des années quatre-vingt, un apparatchik de La Havane, cherchant à surprendre ses collègues de Moscou, a soudain une idée qui lui semble fort originale : si les Russes ont été capables d'envoyer un homme dans l'espace, eux, les Cubains, vont expédier un Noir en Sibérie.
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Voici comment le jeune journaliste Barbaro Valdés quitte un jour son île tropicale et se retrouve, une semaine plus tard, par - 50°, aux confins de la taïga. Il est censé écrire une série d'articles sur les vastes projets de développement entrepris par le grand frère soviétique dans cette partie de la planète. Mais très vite, la couleur des yeux de son interprète, la belle Nadejda Chalamov, l'intéresse plus que les pipe-lines et les chemins de fer qu'on lui montre.
Pour gagner l'amour de cette femme - un amour aussi intense que le paysage sibérien -, Barbaro ira bien au-delà des frontières idéologiques, culturelles, et jusqu'au bout de lui-même : au milieu des plaines infinies, il sera le fils noir du soleil des Caraïbes qui s'attache à jamais au c?ur blanc de la neige.
Critiques presse
Bien qu'il ne s'agisse pas du meilleur ouvrage de cet écrivain cubain, Sibérienne réussit cependant à donner un aperçu de son talent, même s'il n'embarque pas toujours le lecteur dans l'histoire farfelue (mais vraisemblable) de son héros tourmenté.(R
"Diaz décrit le voyage d'un jeune journaliste cubain, Barbaro, aux confins de la Sibérie dans les années 1980. Il y est envoyé par le régime de Castro pour écrire un grand reportage sur les projets de développement entrepris par le frère soviétique. Mais le jeune afro-cubain n'a ni la force de caractère ni les convictions politiques nécessaires. S'il accepte de partir si loin, c'est surtout pour assouvir son rêve de faire l'amour avec une femme blanche. Beaucoup d'humour et une très belle histoire d'amour sur fond de paysages sibériens. Traduit de l'espagnol (Cuba). Du même auteur : Les Paroles perdues ; La Peau et le Masque."