Le parcours aussi drolatique qu'émouvant de deux garçons qui mènent de front apprentissage amoureux et quête d'identité. Mais, filtré par la mémoire, l'héritage familial commun peut se vivre de bien des manières, puisque l'un des frères revendique une ascendance juive qu'on lui a dissimulée quand l'autre se projette dans des nostalgies magyares peut-être un peu enjolivées. Mémoire d'une famille hongroise décimée par l'Allemagne nazie, mémoire d'une vie turbulente articulée autour d'attachantes figures parentales, mémoire du lien singulier qui unit Christian à son frère Gabor. Du même auteur : Je hais mon chien.