Résumé de "Fahrenheit 451"
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
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Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.
Un livre toujours "brûlant" !
Bien que moins souvent cité, Farenheit 451 fait partie, au même titre que 1984 ou Le Meilleur des mondes, des chefs-d'oeuvre qui ont donné à la science fiction ses lettres de noblesse. Comme eux, il parle d'un monde cauchemardesque (une dystopie), un monde où les pompiers ne sont plus chargés d'éteindre les brasiers mais de les allumer. Un monde où la vitesse (des transports) et le bruit (des écrans) ont tout envahi et remplacé. Un monde, surtout, où il n'y a plus de place pour les livres, où les hommes qui en possèdent sont dénoncés et traqués et leurs ouvrages réduits en cendres... Dans ce monde qui ressemble presque au nôtre, Montag fait partie d'une des escouades de pompiers pyromanes, et sa morne existence se partage entre les missions d'autodafés et les nuits angoissantes auprès d'une femme au foyer plus malheureuse que les pierres. Lorsque son chemin croisera celui de la jeune Clarisse, Montag va trouver en lui le courage de défier la loi, et d'ouvrir un livre. Il va devoir, bon gré mal gré, en affronter les conséquences.
Voilà un roman qui mériterait, tant il est essentiel, d'être appris par coeur pour être à jamais sauvé de la destruction, ainsi que le font les "Hommes-Livres" de Ray Bradbury. Il reste, plus que jamais, d'une actualité brûlante et d'une efficacité poignante, et le cynisme affiché par un personnage tel que le capitaine Beaty semble malheureusement bien réaliste. Une lecture dont on ressort plus fort, et sans doute un peu plus humain.
Alexis Martin de la librairie de CANNES