Résumé de "C'était le bonheur"
Un cabot sans allure, minable, essaye d'attirer l'attention d'une jeune fille qui passe. Un homme fade, effacé, sans intérêts, tente de se faire remarquer par une jeune fille qui danse. L'une ne voit pas le chien ; l'autre ignore l'homme.
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Un couple se promène main dans la main. Le temps de dépasser un panneau de circulation planté au milieu du trottoir, leurs mains se séparent pour mieux se retrouver. Une jeune fille arrive en sens inverse. Elle passe au milieu du couple. Leurs mains séparées ne se retrouvent pas.
Un couple se dispute sans remarquer l'enfant qui arrive à l'improviste. Un autre couple se déchire devant l'enfant qui joue. L'enfant se moque de la séparation de ses parents ; il s'inquiète de ses crayons de couleurs.
Le parent seul. Son immense responsabilité face à la dépendance de l'enfant. Cette lourde charge l'autorise-t-elle à draguer ? Les après-midi au parc sous le regard attendri du parent qui pourtant s'ennuie ferme. La tyrannie de l'enfant heureux, de l'enfant-roi.
L'enfant grandit ; le grand-père se ratatine ; le père est entre les deux, à la frontière visible du temps qui passe...
Avec son stylo à bille, de son trait vif et expressif, parfois drôle souvent terrible, Blutch pose la vie commune à nombre de personnes d'aujourd'hui : la rencontre, l'enfant, la séparation.b
"Un livre de chroniques douces-amères où Blutch tente, par le biais de courtes scènes, de petites histoires ou de dessins uniques, de décrire la vie quotidienne : celle du couple, de la famille... Et plein de bonheur, le tout avec des dessins vifs au stylo à bille, sans crayonné préalable. Attention, comme le dit l'auteur lui-même "C'était le bonheur n'est pas une autobiographie, mais si on peut dire que rien n'est vrai, en revanche, tout est exact"."