Résumé de "Fausse Route"
" les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés "nos repères", nous enfermaient mais nous rassuraient.
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aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. c'est le piège où ne pas tomber sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme.
cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. c'est ce qu'on appelle faire fausse route. " e. b.
Critiques presse
Fausse route est un essai capital dont il va être difficile de se passer.(Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche,18/05/2003)
Avec son intelligence coupante, ses formules assassines, Elisabeth Badinter fera grincer bien des dents chez les abolitionnistes comme chez les Chiennes de Garde et autres militantes.(Pascal Bruckner - Le Nouvel Observateur,22/05/2003)
"Le grand mérite du travail d'Elisabeth Badinter est de plaider pour la complexité, pour le retour à un débat d'idées entre des conceptions contradictoires, multpiles, tandis qu'elle voit s'installer un 'nouveau puritanisme', une 'bien-pensante féminine'... N'aurait-on pas oublié que les hommes conservent jalousement le pouvoir qui conditionne tous les autres, à savoir le pouvoir économique et financier"? Et Elisabeth Badinter de poser une question qui veut relancer le débat : "La rhétorique de la victimisation ne s'est-elle pas usée dans la mauvaise direction? N'aurait-il pas mieux valu lutter pied à pied dans tous les domaines, privé, public et professionnel, entachés d'inégalité?" (Josyane Savigneau, Le Monde)"