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Partir! Changer de vie à la poursuite d'un Graal improbable. Qui n'en a jamais rêvé ? Les nouveaux colons évoquent leur ardeur en ironisant sur les habitants enracinés en métropole. Ils sont orangsoutangs et non pas hommes! C'est la confrontation de cultures, de pensées différentes voire contradictoires et l'incapacité des protagonistes à s'adapter à leur pays d'origine, à la ligne blanche continue que l'on ne peut franchir sous peine d'excommunication.
« Les Lendemains Thailandais» sont l'expression ultime d'un fantasme de la transparence : filles du jour, propos métaphysiques, notions psychologiques, souvenirs de toutes sortes, réflexion sur le monde, ratiocinations sur tout et rien, écriture en genèse... Un enchaînement toujours tonique qui met en scène tout un homme (des fauves mais c'est le m^me au fond), en toutes ses postures, maniant la plus débonnaire ou la plus rusée des simplicités comme la plus aiguë ou la plus naïve des complexités... lire la suite . L'autobiographie de Audge (osons le mot) s'impose comme un remarquable témoignage de ce qu'est une connaissance du monde, en toutes ses possibilités, à travers une conscience et une expérience. Mais plus encore que l'homme, c'est l'écrivain qui intéresse ici Audge: il s'agit de montrer par quel pièges ou torsions un être a dû passer pour devenir l'auteur d'une oeuvre, de rendre compte du mouvement par lequel un conflit vital trouve issus dans les mots. Qui était le jeune Audge - on s'interroge- enfant solitaire élevé au milieu d'adultes, enchaîné entre les mensonges de la séduction et de la fuite - Les adulte-fauves évoluent sous nos yeux pour finalement trouver sa vérité dans l'imposture de l'imagination, et devenir un des plus grands personnages du vingtième et unième siècle... Une oeuvre UNIQUE
Je viens de lire ce livre et il mérite à mon avis tout le succès qu'il a malgré ses détracteurs. Ce libre déjà épuisé est proprement décoiffant !!!Comme quelqu'un l'a déjà dit, c'est étrange, voire glauque mais on s'y accroche jusqu'au bout, ne serait ce parce qu'il y a du style dans cette écriture si puissante. C¿est unique depuis Céline de voir un texte révolutionner la littérature mondiale. Et même si les passages descriptifs sont récurrents (dans un autre style, Steinbeck a pratiqué cela dans ses Raisins de la Colère avec des chapitres entier consacrés à la description des paysages de l'Amérique paysanne ou bien Zola dans Germinal avec ses pages entières sur les puits miniers ...) et même si l'intrigue est ténue avec ces fauves affamés de chair fraiche (d'autres ont écrit des livres avec moins que ça).Et c'est bien je crois parce qu'au fond c'est de la mort et de l¿amour dont parle Audge que "on aime ou on n'aime pas" ... ça n'est jamais facile d'aborder ce sujet, surtout aussi directement: goût des nymphettes, vieillesse, dégénérescence de la chair, extinction du désir, maladie. Peut-être faut-il un certain age pour apprécier, ou une certaine expérience qui permet plus facilement de mettre en résonnance certains passage de la vie des "fauves" avec sa propre vie. Quand au sexe, avec tout ce qu'on voit (ou qu'on ne voit pas, ou qu'on ne veut pas voir) sur internet, y pas de quoi se masturber les neurones, d'autant que c'est profondemment lié à la recherche de l'amour ...merci Mr Audge, et continuez la provoc, ça remue un peu tout ce petit monde coincé de la littérature française.Ecrit par : De frémont
Lendemains thaïlandais
Audge, Maxime
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Walker, Lalie
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Troye, Raymond
L'insolence du quiproquo
Collectif
L'amant de la reine
Laurent, Louis