|
|
5.70 €
| Prix éditeur : |
6.00 €
(-5.00%)
|
| Vous économisez : |
0.30 € |
ou Ajouter à ma sélection
|
| Expédié sous : |
5
jours
|
Livraison gratuite :
voir les conditions
[Fermer]
La livraison est gratuite pour tous les livres neufs sans minimum d'achat,
pour une adresse de livraison en France métropolitaine ou Monaco.
Vous devrez sélectionner l'option Livraison Standard.
Détail des conditions.
|
|
|
|
|
Biographie de l'auteur
Née en 1968 à Besançon, Florence Aubry vit dans un village près de Narbonne. Elle est professeurdocumentaliste dans un collège. Elle publie des romans jeunesse, principalement chez Magnard. Un deuxième roman est à paraître en février 2007 aux Éditions du Rouergue, La Main de l'aviateur, dans la collection doAdo Noir.
Extraits
J'appuie sur l'interrupteur, et j'ai un mouvement de recul. Mamie est là, dans son fauteuil roulant. L'engin prend toute la place, notre salle de bains est si petite.
Ma Mamie à moi, la seule, je n'en ai jamais eu d'autre.
Elle tourne le dos au miroir. Son visage fripé est couvert d'entrelacs mats, les chemins asséchés de larmes récentes. Elle tiraille entre ses mains un pauvre mouchoir à carreaux. Elle me regarde, et je vois qu'elle est bouleversée.
Aujourd'hui, en rentrant de l'école, j'ai filé directement à la salle de bains. Je n'ai même pas pris le temps de regarder si Maman était rentrée.
À la fin des cours, Justine et moi, devant le collège, nous nous sommes battues en riant avec des fleurs de pissenlit. Nous avons écrasé les pétales sur nos joues, laissant de grandes traînées orange, comme les traces d'un escargot malpropre. J'étais pressée de me laver. J'ai ouvert la porte, donné de la lumière...
Je me sens engourdie, je ne peux plus bouger.
Mamie est à quelques dizaines de centimètres de moi, elle me semble pourtant terriblement lointaine. Elle me dit :
- J'ai cassé la boîte, tu sais, la petite boîte en verre, sur la table basse, celle que ta maman avait eue avec son dernier colis. J'ai été bête, j'ai voulu bouger les antennes de la télé, avec ma canne, sans déranger ta mère. C'était tout blanc la deux, tu sais, ça faisait de la neige. Faut-il être bête ! J'ai bousculé la boîte, elle s'est cassée.
Mamie continue sans plus me regarder, perdue dans son monde.
- C'est vrai qu'elle était bien jolie, cette boîte, avec un adorable fermoir. Plus on devient vieux, plus on devient bête. Ta mère y mettait les beaux timbres, ceux qu'elle détachait des enveloppes.
Ma main est tétanisée sur la poignée. Je ne peux pas entrer, et je ne peux pas fuir.
Et soudain, je vois ce que je ne pouvais, ne voulais pas voir. Des couleurs qui me blessent. Des traces rouges, sur les bras. Des traces bleues, sur les pauvres jambes grises. L'une de ces traces laisse échapper un filet écarlate, qui goutte sur le carrelage froid. Le blanc éclatant de la chemise de corps, sous la déchirure de la blouse.
Brutalement, les longs derniers mois dans cette maison défilent dans ma cervelle bouleversée. La vaillante petite machine analyse, recoupe, assemble, déduit, conclut, et me montre soudain ce que je m'obstinais à ignorer.
Je sais ce que je dois faire, et je vais le faire.
Résumé
" je m'appelle gaëlle et je ne supporte plus mon reflet dans la glace.
" c'est la première phrase qu'elle a réussi à dire, quand elle a décidé d'aller raconter ce qui se passait chez elle. la vie à trois, avec sa mère et sa grand-mère, elle s'en était d'abord fait une joie. et puis, petit à petit, les relations ont changé. jusqu'au jour où elle a trouvé sa mamie en pleurs, en rentrant du collège. il a fallu à gaëlle tant de temps pour comprendre ce qu'elle ne voulait pas voir.
Détails
Trouver des articles similaires à "Mamie En Miettes" par rubrique
Trouver des articles similaires à "Mamie En Miettes" par sujet
Votre historique récent
Liste des articles récemment vus
|
Liste de vos dernieres recherches
|