Résumé de "Yawar fiesta ; la fete du sang"
Les Andes, dans les années 30. Pour la fête nationale, sur la place du village, les Indiens des communautés de Puquio affrontent un taureau, à la dynamite, et se font la plupart du temps encorner. Cette année-là, un préfet "progressiste" décide que la corrida sera moderne, à l'espagnole, avec un torero venu de Lima. Les Indiens, eux, vont ramener de la sierra un taureau mythique, le "Misitu". J. M. Arguedas nous place au centre d'un conflit où s'affrontent les civilisations et les classes sociales, la ville et la sierra
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. Au-delà de l'argument, ce roman est remarquable par la création d'une langue où s'invente une syntaxe éclatée, mêlant quechuismes et mots espagnols pour une voix plurielle comme un choeur.
"José Maria Arguedas nous raconte une course de taureaux dans les Andes dans les années trente comme centre d'un conflit qui oppose les races et les classes sociales. Pour la fête nationale, les Indiens des communautés de Puquio affrontent sur la place du village un taureau, enlèvent de son dos un tapis de bât, l'assomment à la dynamite et se font la plupart du temps encorner. Cette année-là un préfet "progressiste" décide que la corrida sera moderne, à l'espagnole, avec un torero venu de Lima. Les Indiens, eux, vont ramener un taureau mythique de la sierra, le Misitu. Traduit de l'espagnol (Pérou). Du même auteur : Les Fleuves profonds ; Tous les sangs. Romancier, poète et ethnologue, José Maria Arguedas (1911-1969) fut élevé jusqu'à l'âge de huit ans avec les Indiens quechuas dont il parlait la langue. Il devint par la suite une des figures majeures du mouvement indigéniste latino-américain."